Toporder : une idée née dans le pétrin

C’est en aidant, dans leur magasin, des amis boulangers-pâtissiers que Mickaël Blanchard a eu l’idée de créer Toporder. Objectif pour cet autodidacte : faire gagner du temps aux artisans lors de la prise de commandes. Depuis, le panel de fonctionnalités de cette caisse enregistreuse s’est élargi.

« Atypique », voilà comment Mickaël Blanchard qualifie son parcours professionnel. Une fois son BTS de mécanique auto en poche, il est sûr d’une chose : il ne sera jamais mécanicien. « Passionné d’informatique et de tout ce qui touche au digital, je monte alors mon auto-entreprise pour réparer téléphones et ordinateurs, sans formation, en autodidacte », raconte-t-il. Et cela fonctionne. Mais Mickaël voit plus grand, plus complexe. Trois ans après, il vend son entreprise et se laisse une année pour « se poser, réfléchir ». Rester à ne rien faire, ça n’est pas son truc, alors il n’hésite pas pendant les périodes de fêtes - Noël, Pâques...- à aider deux de ses amis boulangers-pâtissiers. Il met la main à la pâte et les épaule dans la prise de commandes, l’accueil, le service, la caisse... « Et c’est là que le déclic se fait, poursuit-il. Très vite, je me rends compte que toutes ces tâches sont chronophages et pas toujours bien cadrées ni bien organisées. Les commandes sont notées à la va-vite sur un calepin avec des ratures, des oublis, des chiffres illisibles et le tout, sans reçu pour le client. Je questionne et m’aperçois qu’aucun outil digital n’existe pour faciliter le quotidien de ces artisans, aux journées déjà bien remplies. »

En trois mois, la première version de Toporder by myPOS voit le jour

Ensuite, tout va très vite. Nous sommes fin 2018 et la première version de Toporder voit le jour en février 2019. La commercialisation démarrera en septembre 2020. « Dès le départ, je me suis entouré d’un développeur, ai investi 20 000 €, puis levé des fonds, près de 3 millions d’euros au total, explique-t-il. J’ai bien évidemment réalisé une étude de marché pour identifier les besoins, chez les boulangers-pâtissiers mais aussi chez les traiteurs, fromagers, chocolatiers, poissonniers... soit plus de 90 000 clients potentiels. Mon objectif était clair : proposer un outil simple d’utilisation, ergonomique, tactile, fabriqué 100 % en France et certifié NF525, une norme qui encadre les logiciels de caisse pour garantir la sécurité, la traçabilité et la conformité fiscale des transactions », complète-t-il. Plusieurs versions, testées par des professionnels en magasin, ont vu le jour. « Nous avons beaucoup travaillé le design et la facilité de prise en main, insiste-t-il. Cet outil doit être utilisable par tous, rapidement. »

200 heures gagnées par an grâce à Toporder by myPOS

Pour faire connaître Toporder, Mickaël n’a pas hésité à contacter les meilleurs ouvriers de France, chacun dans leur catégorie. Tous ont été séduits par la pertinence de l’outil et leur notoriété a accéléré les choses. « Pour un boulanger-pâtissier qui enregistre 40 à 50 commandes par week-end et jusqu’à 500 à Noël par exemple, c’est près de 200 h gagnées par an, soit l’équivalent d’un plein temps et demi. Du temps qu’ils peuvent consacrer davantage à leur famille ou leurs loisirs. Ce qui plaît, c’est que Toporder répond à leurs vrais besoins. Et bien sûr, cet outil convient à toutes les tailles de magasins. »

Mais Toporder, ce n’est pas qu’une simple caisse enregistreuse. « Selon les besoins de nos clients, nous leur proposons, en plus de la prise des commandes et de l’encaissement, une gestion des stocks, des commandes auprès des fournisseurs, une analyse du coût des matières premières par recette, un système de facturation... Depuis deux ans, nous intégrons l’intelligence artificielle pour donner de la visibilité sur la rentabilité de chaque produit, le bénéfice attendu, une analyse du prix de vente... Chaque donnée collectée peut être analysée pour gagner en performance et en efficacité. Nous offrons aussi la possibilité à nos clients de se connecter, via Toporder, directement aux outils de leur comptable pour un envoi des chiffres automatisé et sécurisé. Certains magasins ont également déjà mis en place le système de Click & Collect, piloté depuis Toporder. » Mickaël compte encore développer le panel des fonctionnalités de Toporder. « Demain, je pense que les clients n’auront plus de cartes bancaires. Les paiements se feront par le téléphone, la montre ou une bague ! Toporder se prépare déjà à ces évolutions. »

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